Noël cosmique

 

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Pour prier notre Avent, le P. Wilhelm Steckling, Supérieur général des Oblats de Marie Immaculée attire notre attention sur une version ancienne de l’Annonce de la Nativité.

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Le 24 décembre, avant la messe de minuit, en certains endroits l’on chante l’Annonce solennelle de Noël. L’ancienne version médiévale de cette Annonce, appelée ‘Kalenda’, reprise du Martyrologe romain, proclame la nouvelle : « en l’année 5.199 de la création du monde », tant d’années après le déluge, tant d’années encore après la naissance d’Abraham, etc., sous le règne de César Auguste… « Jésus-Christ, Dieu éternel et Fils du Père éternel, voulant sanctifier le monde… neuf mois après sa conception, est né à Bethléem de Juda, devenu homme de la Vierge Marie. 

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Une constante découverte

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De fait, continue le P. Steckling, nous devrions même parler de milliards, en fonction de ce que nous savons de l’univers qui devrait compter 13,7 milliards d’années. Des chiffres éloquents tout à la gloire du Créateur de cet incommensurable agencement qui a présidé à la construction de cet univers qui ne se laisse saisir que petit à petit.

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Cela m’amène tout naturellement au travail phénoménal des scientifiques de tous les temps. Je pense à l’incroyable persévérance de tous ceux-là qui, depuis que le monde est monde, vont de l’avant dans une quête qui semble ne devoir jamais finir, chaque réponse engendrant une question nouvelle.

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Une recherche solidaire

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La solidarité qui accompagne toutes ces découvertes m’impressionne. C’est en prenant appui sur les travaux de leurs prédécesseurs que des êtres humains en sont arrivés à ouvrir les percées immenses sur l’univers que nous connaissons aujourd’hui.

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Une bonheur à découvrir

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Une autre quête existe, au cœur de tout être humain. Celle d’un bonheur non éphémère. Un bonheur que chacun doit chercher au fond de lui-même, là où se trouve la réponse. Comme Il l’a fait pour son Peuple jadis, Dieu nous invite sans cesse à « choisir entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction ». Pour nous également, les commandements divins demeurent « gravés dans notre cœur ».

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Une quête à vivre ensemble

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Quelqu’un a écrit qu’on n’est pas chrétien tout seul. On peut bien ajouter que, seul, on ne peut non plus être heureux. Ce bonheur que nous recherchons tant, c’est avec les autres que nous allons le découvrir.

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Une mission à remplir

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Ô toi, l’Au-delà de tout…

l’universel désir, le gémissement de tous aspire vers toi…

Tout ce qui existe et te prie...

Et tout être qui sait lire ton univers

fait monter vers toi un hymne de silence.

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Ce passage d’un hymne de saint Grégoire de Nazianze dit bien le caractère sacré de « la tâche de vivre » qui est la nôtre. Une mission à vivre en Église. Une mission spécifique à chacun, bâtie sur l’Action de grâce et le témoignage d’une vie illuminée par l’Esprit. Une mission « à resplendir », une mission qui redonne espoir à l’humanité. Une mission à vivre avec Marie, sur les pas de Jésus, vers le Royaume du Père toujours offert.

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Et des vœux pour Noël 2009

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Comme les disciples jadis, nous pourrions demander au Seigneur de nous apprendre à prier, à mieux « lire Son univers » et y découvrir de plus en plus les traces de Sa gloire, dans la création et dans le cœur de tous nos frères et sœurs humains.

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Denyse Mostert, Trois-Rivières  Partenaire Oblate en mission - Province Notre-Dame-du-Cap  10-12-2009