Ces événements qui interpellent…

 

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Ce mois-ci, le P. Wilhelm Steckling, Supérieur général des Oblats de Marie immaculée nous partage un « événement centré sur un projet de coopération entre les villes de Rome et de Kinshasa pour développer le centre de santé … » Au programme : « de la « musique africaine, des poèmes, des témoignages » et « l’exposé d’un médecin … sur les différentes formes de malnutrition, son traitement et sa prévention. La conférence a débordé le cadre nécessaire à la compréhension du sujet … Il devint clair que le médecin ne voulait pas simplement expliquer une situation médicale, il voulait toucher nos cœurs. »

Quand la terre se met à trembler

Le 12 janvier dernier, un séisme d’une magnitude de 7,0 à 7,3 ravageait Haïti. Nous avons pu suivre à la télévision cette catastrophe qui a fauché des milliers de vie dans un pays qui a déjà eu plus que sa part de situations difficiles. Un S.O.S. à l’échelle planétaire a été lancé.

Et le 27 février, c’était au tour du Chili d’être secoué par un tremblement de terre de force 8.8. Le même schéma de désolation nous a été présenté ; la situation, jugée de prime abord moins dévastatrice qu’en Haïti, se découvre plus grave de jour en jour. Un tsunami survient ; des répliques importantes continuent de semer la panique. Le Chili s’est vu contraint lui aussi de demander l’aide internationale.

Des images douloureuses

Par les médias omniprésents, la planète entière est informée des catastrophes qui frappent ces deux pays. -" Trop d’informations… " diront certains. - " Des scoops à sensation… " insinueront d’autres. - " Que font tous ces journalistes sur les lieux ravagés sinon encombrer le travail des sauveteurs… ? entend-on encore dire.

L’information qui réveille

Toutes ces images d’une détresse à son paroxysme en même temps que la progression de l’aide qui s’organise nous sont présentées"en temps réel". Parfois considérés comme chaotiques et dérisoires à leurs débuts, la ténacité et le courage de tous ces "humanitaires" qui se portent au secours de leurs frères sinistrés allument petit à petit des lueurs d’espoir. L’empathie nous envahit. Chez nous, des personnes se regroupent pour vivre ensemble l’insupportable attente de nouvelles des leurs restés dans ces pays ravagés…  L’humain en nous se réveille et devient geste concret. Nos contributions personnelles mises ensemble peuvent alors « faire boule de neige » pour devenir instrument de soulagement.

Des événements qu’il nous faut apprendre « à écouter et à voir autrement »

Concernant le projet de coopération entre Rome et Kinshasa, le P. Steckling fait remarquer que : « Dans tout cet ensemble il n’a pas été question de religion, sauf peut-être dans les chansons, mais à un certain point, j’ai réalisé que tout correspondait parfaitement au Carême ... Le mystère pascal était évidemment présent, durant l’exposé sur la malnutrition, et il semblait que ce ne fut pas un médecin, mais le Dieu et Père de Jésus Christ, qui semblait nous parler, essayant de nous communiquer, non seulement des informations mais son propre Esprit, l’Esprit de compassion, d’amour et de solidarité. »

Ces informations médiatiques qui nous montrent la misère de par le monde ne seraient-elles pas elles aussi porteuses d’un appel divin ? « Un temps pendant lequel nous apprenons à écouter et à voir autrement  » ? Un appel à ouvrir notre cœur, nos bras et nos portefeuilles quand la chose est possible ?

Un temps pour agir " en esprit et en vérité " ?

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Denyse Mostert, Trois-Rivières  Partenaire Oblate en mission - Province Notre-Dame-du-Cap  06-03-2010