Rendre à Dieu la place qui lui appartient.

 

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Ou sur les pas d’Eugène de Mazenod-

 

Littéralement `dévoré’ par son travail missionnaire, et à la suite d’une maladie qui a failli lui coûter la vie, le Fondateur des Oblats de Marie Immaculée éprouve le pressant besoin de se retrouver lui-même. Dans les notes d’une retraite, en décembre 1814, il déplore le trop d’importance donnée à ses œuvres au détriment de la prière.

 

Suite logique de la prise de conscience d’Eugène de Mazenod : trop d’activisme pourrait « faire perdre la paix de l’âme », mais aussi se révéler difficile à vivre pour ceux qui nous entourent.

 

Travailler avec d’autres, fut-ce au Royaume de Dieu, ne va pas toujours de soi. C’est là une situation vieille comme la monde. Il suffit d’ouvrir l’Évangile et aussi « Les Actes des Apôtres » pour constater que parfois ‘le torchon brûle’ entre les contemporains de Jésus.

  

La nature humaine étant profondément la même qu’il y a 2000 ans, faut-il nous étonner des dissensions qui surgissent dans les groupes où nous oeuvrons, qu’il s’agisse de préséance, de répartition des tâches ou encore – très souvent – d’une communication inadéquate ? Personnellement, il m’est arrivé comme à Eugène « de perdre la paix de l’âme et de riposter tout humainement » à des attitudes jugées par moi inconsidérées.

 

En fait, la primauté donnée à la vie spirituelle est affaire de toute une vie. La prière sera toujours le havre de paix et de réflexion susceptible de donner à nos agir une saveur évangélique.

 

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Denyse Mostert, Trois-Rivières  Partenaire Oblate en mission - Province Notre-Dame-du-Cap  22-11-2010

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