Faire connaître Jésus-Christ… 

toute une entreprise !

 

 

 

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« Le vent souffle où il veut… » Voici un verset de Jean (3.8) qui vient de se vérifier ce matin encore pour moi … et nul doute qu’il s’agisse là d’un vent d’Esprit Saint;

 

Vous connaissez bien sûr la page OMIWORLD sur Facebook. Et si vous avez fait une recherche préalable, vous avez vu qu’on la décrivait comme étant une « entreprise locale ».

 

Je sais bien qu’ « à Rome il faut vivre comme les Romains » et que sur Facebook il faut cumuler authenticité et langage résolument moderne. Je ne sais vraiment pas pourquoi, ce matin particulièrement, le mot « entreprise » m’a paru comme un peu inconvenant pour une Congrégation religieuse. Quoiqu’il en soit, ma réflexion était enclenchée…

 

Au bout d’un moment, la femme au jugement trop prompt a cédé le pas à l’épouse de Pierre. Mon mari fut un chef d’entreprise fonceur, entreprenant et doué d’une ténacité pour laquelle je le comparais souvent au roc de Gibraltar. Pierre n’était pas chrétien à moitié. En lui, j’ai aimé son souci de justice.

 

Et puis voici qu’Eugène de Mazenod lui-même s’est mis de la partie pour me rappeler que le service à la suite de Jésus Christ s’exerce souvent au prix de rudes empoignades avec le concret de la vie. Je pensais particulièrement aux difficultés qu’il a rencontrées dans les débuts de la fondation. Des soucis bien matériels tels que de l’argent à rembourser, la possibilité de perdre la bâtisse où vit la Société naissante, ou encore un recrutement qui s’annonce ardu… et combien d’autres.

 

Eugène de Mazenod, Pierre… voici deux hommes qui ont su allier vie spirituelle et exigences matérielles. Du coup la définition de la page OMIWORLD m’est apparue plus pertinente.

 

Plus tard, quelqu’un m’écrivait : « Je suis impliqué en pastorale à la paroisse oblate Saint-Pierre-Apôtre que vous connaissez sûrement puisque vous connaissez Eugène de Mazenod.  S.P.A. est ma communauté d’appartenance. Une pastorale d’inclusivité totale dans le Village Gai et le Centre Sud de Montréal est pratiquée depuis 1996. Deux cents personnes du grand Montréal sont inscrites à notre communauté. Les dimanches, nous nous retrouvons autour de cinq cents personnes. Je suis aussi Associé aux Recluses Missionnaires pour développer les dimensions adoration-louange-intercession de ma vie de foi, en lien avec les Recluses de VilleMarie »

 

Ce témoignage achevait de me faire réaliser de façon magistrale que ce Royaume de Dieu déjà parmi nous, c’est sur un terrain bien concret qu’il nous faut le proclamer… Que tout travail missionnaire c’est dans une action où le bon sens prend aussi sa place que nous avons à l’accomplir… Que notre vie tout entière se doit de toujours refléter cette Bonne Nouvelle dont nous nous disons les messagers… Et que c’est notre foi en Jésus Christ qui fera de nous des chrétiens persévérants.

 

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Denyse Mostert, Trois-Rivières  Partenaire Oblate en mission - Province Notre-Dame-du-Cap  06-02--2011

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