Question de guérison…

 

 

 

 

 

À la manière d’un bon journaliste, Marc (ch. 1)nous brosseun itinéraire assez précis des pas de Jésus après son baptême.Ce dernier se rend en Galilée en faisant savoir que « les temps sont accomplis », que « le Royaume de Dieu est proche » et qu’il faut se convertir croire « à la Bonne Nouvelle » qu’il annonce.Et quelques-uns de ceux qui viennent l’entendre se feront adresser une invitation.« Viens et suis-moi » leur dira Jésus.

 

Le plus simplement du monde, l’évangéliste nous le montrequi entre dans la Synagogue de Capharnaüm et se met à enseigner. Comme si la chose allait de soi… Probablement, la nouvelle s’est-elle sue rapidement et y avait-il foule ce jour-là pour entendre cet étrange personnage dont Jean le Baptiste s’était reconnu indigne de « délier la courroie de ses sandales »…

 

On peut dire qu’ils ne sont pas déçus : les voici « frappés d’un enseignement qui fait autorité… » Et même, l’autorité du jeune prophète ne va pas se limiter pas aux seules paroles. Il va guérir un homme de l’esprit impur qui l’habite… Comment réagissent-ils devant une guérison si extraordinaire ? Peut-être par une frayeur bien légitime devant l’étrangeté de ce fait nouveau… En tout cas par le besoin de répandre l’incroyable nouvelle va se répandre à travers la Galilée.

 

Il est probable que les premiers ‘appelés’ de Jésus sont probablement témoins de cette guérison. Est-ce pour souffler un peu que Jésus se réfugie chez ses amis ? Ou bien Pierre, après ce qu’il vient de voir a-t-il l’idée de demander une faveur ? Quoiqu’il en soit, à la maison, on trouve sa belle-mère au lit, avec de la fièvre… Après ce qui vient de se passer à la Synagogue, il est comme normal d’en parler à Jésus.

 

Rien de bien spectaculaire dans cette rencontre. Ce n’est pas la visite compassée et protocolaire d’un étranger à la famille. Jésus ne se tient pas à l’entrée de la chambre, il s’approche du lit … Il a un geste d’une infinie douceur. Ilprend la main de la femme alitée et la fait se lever. 

 

Nul ne saura les mots échangés avec la malade…Ils auront le poids de l’amour compatissant… Ils seront sûrement porteurs de cette Bonne Nouvelle à laquelle Jésus de Nazareth s’est voué… Il y sera probablement question de foi, de confiance… il y aura toute la tendresse de cette main tendue qui permet à la belle-mère de Pierre d’aller au-delà de la souffrance, de quitter son lit et de servir dans la joie ceux qui étaient là pour elle.

 

Il y a dans cet épisode de la vie de Jésus une réalité toujours présente et agissante. Lequel d’entre nous n’a pas connu des jours difficiles où les forces l’abandonnent ? Où le moindre effort semble impossible ? Où nous nous laissons enfermer dans des tourments en apparence sans solution ? Où notre cœur se ferme à tout ce qui n’est pas notre souffrance ?

 

 

Denyse Mostert, Trois-Rivières  Partenaire Oblate en mission - Province Notre-Dame-du-Cap  20/01/2012