La seconde arme qu’il propose à Marguerite : l’Evangile.

Il lui suggère d’unir Evangile et Chapelet, de méditer le texte sacré pendant que ses lèvres murmurent les Ave. Unir Marie à son Fils, faire d’une prière vocale une prière de méditation, voilà ce qu’Adolphe propose à Marguerite. Ce qui paraît évident pour nous aujourd’hui, était révolutionnaire à l’époque.

 

La suite est à la hauteur de l’innovation. Un Ave relié à l’Evangile est aux yeux du moine une rose offerte à Notre-Dame. Les 150 Ave du Psautier plantent autour d’elle un superbe jardin, une roseraie, un Rosaire.

 

     

osaire,  voilà le nouveau nom donné
désormais au « Psautier de Marie » 
par Adolphe d’Essen .

 

 

 

 

Et Dominique de Prusse ?

 

Le Chartreux au début de son noviciat a connu bien des difficultés pour se concentrer sur sa prière. Au moment précis où il avait perdu tout espoir, une idée lumineuse jaillit ; afin de dompter son imagination galopante, Dominique inscrit noir sur blanc cinquante formules qui résument la vie de Jésus. Ainsi il dispose d’un aide-mémoire qui lui permet de prier avec profit le rosaire. Dominique de Prusse vient d’inventer les mystères du Rosaire.

 

Adolphe d ‘Essen mis au courant de « l’astuce » utilisée par son disciple pour bien prier le chapelet en fait profiter sa pénitente.